dimanche 23 janvier 2011

L'anachronisme des projets énergétiques du gouvernement québecois.

L'obstination du gouvernement québécois à vouloir développer des projets industriels dans le domaine de l'énergie témoigne de l'anachronisme de sa vision du développement. À l'ère où la transition vers une restructuration du système de production et de distribution d'énergie semble la voie à préconiser afin d'assurer une certaine résilience locale et que l'autarcie énergétique des bâtiments est un but que tous les intervenants du monde de la construction voudront tendre à atteindre à moyenne ou brève échéance, le gouvernement vise toujours sur l'investissement étranger et la concentration de la production énergétique afin d'assurer la santé économique de la province.

Au lieu de prendre conscience des tendances et courants de pensée concernant les défis environnementaux et l'avenir d'une production et d'une distribution plus locale de l'énergie, il continue de s'accrocher au vieux modèle désuet de la production industrielle, laissant, une fois de plus, deviner ses tendances favoritistes à engraisser le système corporatif mondial au détriement de la population locale qu'il est censé desservir.

Jamais il ne semble être venu à l'idée aux membres du gouvernement actuel de prendre le leadership afin de commencer à instaurer un modèle, copié sur le modèle de l'internet, de grille de production et de distribution énergétique basée sur le principe que tout appareil (et tout bâtiment) consommateur d'énergie pourra et même devra aussi devenir producteur. Assurant aussi la  redondance des liens et routes d'approvisonnements. Au lieu de développer des centrales (hydroélectriques, éoliennes, au gaz, nucléaires, ...), comme il essaie de le faire et s'attirer l'ire du peuple, le gouvernement devrait revoir sa stratégie de développement énergétique. Il devrait d'avantage jouer un rôle où il sera moins une instance décisionnelle qu'un éxécutant des réels attentes du peuple québécois en matière de développement.

L'ère où les décisions centralisées favorisaient le développement est révolue. L'émergence des instances décisionnelles locales s'amorce et les citoyens sont de plus en plus motivés et habitués à s'impliquer quand vient le temps de décider des enjeux les touchant localement ou par "percolation globale".

Quand une corporation juge que la stratégie de son PDG ne suffit plus à assurer l'évolution de l'entreprise, le conseil d'administration le remplace généralement. S'il ne le fait pas, la compagnie court habituellement à la ruine. Alors comme notre gouvernement actuel ressemble très étrangement à une corporation, qu'attendons-nous, nous les citoyens, donc les membres du conseil d'administration de l'état?